>>Complétez vos informations.<<

Justice.

Le cerveau présumé des pires atrocités qu'a connues l'Europe depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, le Serbe Radovan Karadzic, compte épuiser le délai légal d'un mois avant de plaider coupable ou non devant le Tribunal pénal international sur l'ex-Yougoslavie, à La Haye, aux Pays-Bas.

En effet, au premier jour de comparution de l'ancien chef des Serbes de Bosnie, le juge principal du TPIY, Alphons Orie, a assisté à la lecture, par le procureur Serge Brammetz, des 20 pages d'un acte d'accusation qui parle de génocide, de crimes de guerre, de crimes contre l'humanité, de déportations, d'exécutions, d'exterminations ou de meurtres.

L'accusé a par la suite annoncé au juge qu'il se défendra seul et qu'il reconnaîtra ou non sa culpabilité à chacun des 11 chefs d'accusation qui pèsent contre lui d'ici 30 jours.
Si Radovan Karadzic admettait sa culpabilité, le juge Orie pourrait dès lors prononcer la sentence la plus lourde qu'il puisse choisir, l'emprisonnement à vie.
Cette hypothèse est hautement improbable puisque Karadzic refuse de reconnaître la moindre légitimité au TPIY. Et si l'ancien chef des Serbes de Bosnie se déclare non coupable, l'hypothèse la plus plausible aux yeux de la majorité des observateurs, le procès en tant que tel se mettra automatiquement en branle, avec un retour devant la barre dans plusieurs mois.

Un procès qui pourrait durer plusieurs mois Le procureur du TPIY, Serge Brammetz, a d'ores et déjà admis que le procès pourrait bien être très long, affirmant mercredi que « ce sera un procès complexe, mais nous sommes pleinement conscients de l'importance d'être efficace ». Le procès Karadzic pourrait toutefois s'enliser dans des procédures interminables et prendre ainsi le chemin du procès de Slobodan Milosevic. Ce procès de l'ancien président serbe s'était interrompu brutalement en 2006, à la mort de l'accusé, après quatre années de surplace juridique. Radovan Karadzic devra répondre à 11 chefs d'inculpation pour génocide, crimes de guerre et crimes contre l'humanité et autres atrocités commises lors de la guerre de Bosnie, entre 1992 et 1995, soit: * génocide (à Srebrenica et ailleurs en Bosnie) * complicité de génocide (à Srebrenica et ailleurs en Bosnie) * extermination comme crime contre l'humanité * homicide comme crime contre l'humanité * meurtre en violation des lois et coutumes régissant la guerre * volonté de tuer en violation grave de la Convention de Genève * persécution * déportation et autres actes inhumains (deux chefs) * terreur à l'encontre de civils * prise d'otages.

Radovan Karadzic doit répondre pour son rôle dans le massacre de Srebrenica de 1995 qui a fait près de 8000 victimes parmi les musulmans bosniaques et dans le siège de Sarajevo qui, au terme de 43 mois de guerre, a fait plus de 10 000 morts..
Source: Radio Canada

Accueil«

Lecture


Top^

* *
-Ecrivez-nous|© 2004 chafi.net -Tous droits reservés.