En
amour, il est parfois difficile de faire la balance entre la raison et la passion. Mais il y a moyen de s'y
retrouver, nous dit la psychothérapeute Carole Fréchette.
Se laisser emporter par la passion?
Quand Johanne a
rencontré Chiheb, un monde les séparait. Elle est québécoise francophone, catholique et orthopédagogue.
Lui arrivait de Tunisie, n'avait pas encore de métier, était plus jeune de six ans et musulman. Que pouvaient-ils
bien avoir en commun? Au début de leurs fréquentations, Johanne a bien pensé mettre fin à leur relation. Parfois, notre conjoint soulève en nous une grande passion, mais nos différences sont telles que la raison s'en mêle et tente de nous ramener à l'ordre Même si nos différences ne sont pas aussi marquées que chez Johanne et Chiheb, des milieux culturels ou professionnels opposés peuvent aussi parfois jeter ombrage à la relation. C'est le cas du personnage de Miranda, avocate dans Sex and the city (Sexe à New York) et de son conjoint, barman. Qui devrait-on écouter, la raison ou la passion? Les femmes sont en général moins sensibles aux différences de milieu ou à un écart de rang social, indique cependant Carole Fréchette, psychothérapeute. «Ce qu'elles veulent, c'est l'amour.» Dans ses relations professionnelles, Mme Fréchette a rencontré des femmes médecins qui ont pour conjoint un technicien ambulancier ou un infirmier et «celles-ci n'ont aucune difficulté à intégrer leur homme dans leur milieu.» De son côté, la psychoéducatrice Anne-Marie Goyette a été sidérée, à son retour d'Haïti, de voir avec quelle normalité
on acceptait les couples formés de gens de milieux différents au Québec. «La directrice du centre de services
sociaux où je travaillais était mariée au concierge de l'endroit! Jamais on n'aurait vu ça à Haïti!» Lire la
suite 2. Une histoire d'amour Tous droits réservés : © Médias Transcontinental S.E.N.C. © 2007 Bell Inc
-